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La psychologie solidaire : redonner sens, parole et dignité

Dans un monde où la précarité touche de plus en plus de personnes, le rôle du psychologue solidaire est essentiel. Face à la dépression, aux traumatismes liés à la violence, à l’exclusion ou à la perte de logement, l’accompagnement psychologique permet de retrouver une parole, une écoute et une dignité trop souvent mises à mal. C’est dans ce contexte que s’inscrit la démarche des psychologues bénévoles et des initiatives de psychologie en association, qui réhumanisent la relation d’aide et ouvrent de nouveaux horizons d’espérance.

 

Pourquoi la psychologie solidaire est-elle si importante ?

La santé mentale est l’un des aspects les plus fragilisés par la pauvreté et l’exclusion sociale. Une personne vivant dans la rue, subissant des violences ou privée de son logement perd souvent ses repères, sa confiance en elle et son sentiment d’appartenance à la société. Dans ce cadre, consulter un psychologue solidaire peut être une véritable bouée de sauvetage, offrant un espace où la souffrance est entendue et légitimée.

Contrairement à l’idée reçue selon laquelle la psychologie serait un luxe, elle constitue en réalité une base essentielle de reconstruction. Offrir cet accompagnement gratuitement ou à tarif solidaire permet à des milliers de personnes de reprendre le fil de leur histoire et de retrouver une stabilité intérieure.

 

Un accompagnement face aux traumatismes de la précarité

Les personnes en situation de précarité cumulent souvent plusieurs traumatismes : violence conjugale, abus dans l’enfance, exclusion professionnelle, perte de logement, isolement social. Le travail du psychologue bénévole est alors d’apporter un espace de sécurité où ces blessures peuvent être exprimées sans jugement. À travers une écoute active et des outils thérapeutiques adaptés, la psychologie solidaire favorise la mise en mots des expériences vécues et la possibilité de retrouver confiance dans le lien humain.

Cet accompagnement joue aussi un rôle de prévention : il permet de réduire le risque d’aggravation des troubles psychiques (anxiété, dépression sévère, addictions) et d’éviter que la souffrance ne se transforme en désespoir ou en violence tournée contre soi-même.

 

Un geste de solidarité qui change des vies

De nombreux psychologues solidaires choisissent aujourd’hui d’offrir une partie de leur temps pour accompagner des publics fragilisés. Il ne s’agit pas seulement d’un acte bénévole, mais d’un engagement profond envers la dignité humaine. La psychologie solidaire permet de rétablir la place de chacun dans la société, en redonnant sens à son histoire personnelle et en ouvrant des perspectives nouvelles.

Pour les thérapeutes, cette démarche n’est pas une perte, mais un enrichissement : elle nourrit leur pratique, renforce leur compréhension des réalités sociales et leur permet de participer concrètement à une société plus juste et plus humaine. Vous pouvez d’ailleurs découvrir comment rejoindre ce type d’initiatives via notre page dédiée : devenir thérapeute solidaire.

 

Conclusion : la psychologie comme pilier de reconstruction

La psychologie solidaire ne se limite pas à soigner l’individu : elle contribue à renforcer le tissu social dans son ensemble. Chaque séance de thérapie gratuite ou à tarif solidaire représente bien plus qu’un simple rendez-vous : c’est un acte de reconnaissance, une manière de dire à la personne en souffrance qu’elle compte, qu’elle est digne et qu’elle a droit à une écoute respectueuse. Dans une société où la précarité déshumanise, la psychologie réhumanise.

⇒ Devenir psychologue solidaire 

A lire également : Pourquoi les thérapies complémentaires restent inaccessibles aux plus précaires et comment les thérapeutes peuvent changer cela

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L'approche Psycho I Neuro I Corporelle des Maladies et du Mal-être

L'approche psychoneurocorporelle du mal-être et des maladies estime que le corps, le mental et les émotions sont en interaction dans l'objectif de remédier à une insécurité qui n’est pas consciemment perçue par notre psyché. 

Selon ce principe, l'intention des maladies, des troubles psychologiques et du mal-être n'est jamais de nuire directement, mais vise toujours une remédiation : ils mettent en place des mécanismes d’adaptation pour trouver une solution à une dérégulation du système nerveux autonome. Celui-ci étant responsable de la gestion de nos instincts de survie, nous n’avons pas d’influence directe sur lui. 

La thérapie psychoneurocorporelle (TPNC) n'est pas une approche spirituelle ni même énergétique. Elle s'appuie sur des fondements scientifiques et notamment sur des études issues de la trauma-psychologie, de la neurobiologie et de la somatique. Elle fonde sa théorie sur la neuroplasticité et met en lumière l'importance de comprendre les racines psychosomatiques en explorant comment nos expériences de vie, depuis notre conception, influencent notre santé physique et mentale selon cette équation :  

Perception vulnérable du monde et de soi même → figure d’attachement → familier → vérité → sécurité

A partir de cette équation, nous attirons en permanence ce qui nous est plus ou moins familier. Cette familiarité représente une forme de sécurité, même si cela peut perpétuer des schémas de souffrance, de maladie ou de mal-être.  En comprenant que tout est pertinent en nous et que notre fonctionnement suit une logique de survie, nous pouvons reconnaître l'intelligence et la capacité de notre organisme à s’adapter, se protéger et se maintenir en équilibre, même lorsque ces mécanismes de défense semblent inadaptés ou destructeurs.

L'approche psychoneurocorporelle engage un processus de réconciliation intérieure en restructurant les schémas neuronaux contribuant ainsi à une meilleure compréhension de la plasticité cérébrale, fondement scientifique de la TPNC. La TPNC ne remplace en aucun cas un suivi médical ou psychiatrique. Elle est considérée comme complémentaire aux approches conventionnelles.

La première séance dure 90min. Elle est gratuite et dédiée à un bilan Psychoneurocorporel. Cette séance initiale a pour objectif de créer un espace où nous pouvons apprendre à nous connaître dans un cadre bienveillant et confidentiel. C'est aussi l'occasion de comprendre vos besoins spécifiques, vos éventuelles préoccupations et vos attentes.

Au plaisir de prendre soin de vous! 

Léna Aubry Traumathérapeute Psycho I Neuro I Corporel          

"Le véritable Bien-être émerge, lorsque le corps et la psyché se comprennent. En attendant, la souffrance cherche des solutions adaptatives."                                                                                                                                                                                                          Léna Aubry - Traumathérapeute

 

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Les maladies mentales, victimes d'idées reçues

Les personnes qui présentent des troubles mentaux peuvent être victimes d'idées pré-conçues et de fausses croyances. Si cette réalité témoigne souvent d'un manque d'information, elle est pourtant alimentée et encouragée par nos représentations sociales. En outre, elle peut entraîner non seulement la discrimination des personnes atteintes d'un comportement qui sort de la norme, mais aussi retarder la prise en charge des malades.

Quels sont ces préjugés ?

L'imaginaire collectif a tendance à associer certains troubles mentaux à l'imprévisibilité et à la dangerosité. C'est le cas notamment de la schizophrénie, souvent associée à une violence systématique. Parmi les idées reçues les plus répandues, qui n'a jamais entendu que les personnes dépressives sont paresseuses ou qu'elles manquent de volonté ? Pendant que les personnes anxieuses sont taxées de faibles ou de manquer de caractère, on prête facilement aux personnes bipolaires l'intention de seulement souhaiter attirer l'attention sur elles. Et comme la croyance populaire attribue aux maladies mentales un caractère parfaitement incurable...

...Et alors ?

Quand on sait que l'ensemble de la population peut être, au cours de sa vie, atteinte de troubles psychiques, et que dans les faits, les personnes qui vivent avec un trouble mental risquent davantage d'être victimes de violence sociale que de présenter elles même un véritable danger pour les autres, on valide Albert Einstein qui disait qu'« il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé ».

Malheureusement, si cette représentation sociale négative est un frein à l’inclusion de ces personnes dans la société, cette stigmatisation a également des conséquences graves puisqu'elle pèse sur la prise en charge des malades ainsi que sur leur rétablissement.

Jugées, évitées ou même parfois rejetées à cause de sentiments de méfiance vis à vis de la psychiatrie, un véritable coup de frein à main est levé sur la reconnaissance des premiers signes de la maladie. La stigmatisation retarde ainsi l’accès à des soins, peut impacter l’estime de soi, réduire l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs et altérer considérablement les relations sociales. Les personnes qui sont atteintes de troubles psychiques n'intériorisent-elles elles-mêmes pas ces préjugés négatifs en s’enfermant dans un cercle d’auto-stigmatisation ?

Les conséquences en chiffre

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entre 35 et 50 % des patients atteints de troubles mentaux sévères ne bénéficient d’aucun traitement. Côté autonomie, entre 70 et 80% des personnes avec un trouble psychiatrique grave n’ont pas accès à l’emploi. Quant à leur sécurité, elles ont 11 à 13 fois plus de chances d’être victime de violences physiques. L'OMS rapporte également que 30% des sans-abris ont des troubles psychiatriques graves, les troubles psychiatriques augmentant les chances de pauvreté. Agir contre la stigmatisation nous concerne donc tous car il en va d'un réel enjeu de santé publique pour lequel chacun a la responsabilité d'amener sa pierre à l'édifice.

Des outils pour combattre les préjugés

Différents outils d'intervention pour combattre les préjugés ont été passés au crible des scientifiques. Les plus couramment utilisés et les plus efficaces sont encore les actions de communication et actions de proximité. Par exemple, le Psycom a conçu l'arbre aux idées reçues pour susciter la réflexion et le débat et ainsi déconstruire en petit groupe les a priori communément répandus sur la santé mentale. Les personnes victimes d'un trouble psychique qui n'osent pas en parler peuvent se tourner vers un praticien en thérapie brève pour faire le premier pas dans la libération de la parole. Il est également possible de trouver une écoute bienveillante auprès d'un professionnel dont le cœur de la pratique est le non jugement comme le psychothérapeute, le sophrologue ou encore le praticien en maïeusthésie.

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