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Le yoga solidaire : retrouver énergie et estime de soi

Dans les situations de précarité, le stress et la fatigue psychique s’accumulent jusqu’à devenir insupportables. Le yoga solidaire, proposé par un professeur de yoga bénévole, offre une réponse douce et accessible pour apaiser le mental, relâcher le corps et restaurer une énergie vitale trop souvent épuisée. Bien plus qu’une simple pratique physique, le yoga devient un véritable chemin de reconstruction intérieure.

 

Pourquoi le yoga est-il si précieux en contexte de précarité ?

Le quotidien des personnes en difficulté est souvent marqué par l’angoisse, l’instabilité et une tension permanente. Le yoga, par la respiration, la méditation et les postures simples, permet de revenir à l’instant présent, d’apaiser le mental et de relâcher les crispations du corps. Dans une situation de grande vulnérabilité, il redonne une sensation de maîtrise et de stabilité.

En association, le yoga solidaire n’est pas réservé aux initiés : il s’adapte à tous, sans exigence de performance. Chaque séance devient un espace sécurisé où l’on apprend à se reconnecter à son souffle et à se réconcilier avec son corps.

 

Une pratique douce qui apaise et redonne confiance

Les séances de yoga solidaire ont un double effet : elles réduisent le stress et l’anxiété, tout en renforçant l’estime de soi. La personne découvre qu’elle peut prendre soin de son corps et retrouver un sentiment de dignité. Cet apprentissage, simple mais puissant, devient une ressource précieuse face aux défis du quotidien.

Pratiquer le yoga avec un professeur bénévole, c’est aussi s’autoriser un moment pour soi, sans culpabilité, où l’on reprend contact avec son énergie intérieure. Pour ceux qui ont perdu confiance, chaque posture est une victoire qui redonne espoir.

 

Le rôle des professeurs de yoga bénévoles

De nombreux enseignants choisissent aujourd’hui de s’engager en tant que professeurs de yoga solidaires. Leur démarche ne se limite pas à transmettre une technique : ils offrent un espace d’accueil, d’écoute et de bienveillance. Leur engagement bénévole témoigne d’une conviction profonde : le bien-être doit être accessible à toutes et tous, quel que soit le contexte de vie.

Pour les enseignants, cette expérience enrichit également leur pratique. Elle leur permet d’enseigner un yoga profondément humain, centré sur l’essentiel : le lien, l’attention et le soin porté à l’autre. Si vous souhaitez vous aussi vous engager dans cette démarche, découvrez comment devenir thérapeute solidaire.

 

Conclusion : le yoga solidaire comme chemin de reconstruction

Dans une société où le stress et la précarité fragilisent corps et esprit, le yoga solidaire représente une ressource précieuse. Accessible, doux et profondément humain, il aide chacun à retrouver énergie, confiance et estime de soi. Chaque séance devient une rencontre qui redonne souffle, équilibre et dignité.

⇒ Je m'engage dans le yoga solidaire 

A lire également : Pourquoi les thérapies complémentaires restent inaccessibles aux plus précaires et comment les thérapeutes peuvent changer cela

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La respiration lente est-elle la meilleure pratique face à l’anxiété?

Si vous êtes du genre anxieux, vous l’avez sûrement déjà entendu : respire, ça va passer… Oui mais ce n’est pas si simple, parce qu’au coeur de la crise, lorsque les pensées tournent très vite dans la tête, soit on n’arrive pas à respirer plus calmement, soit ça empire le sentiment présent.

 

L’anxiété : une stratégie du cortex

L’anxiété est une stratégie de notre cerveau pour nous permettre d’anticiper les problèmes, et c’est quelque chose d’indispensable dans la vie de tous les jours. Cela nous permet de faire des courses pour manger toute la semaine, ou de penser à réserver les billets de train à l’avance pour les vacances… Mais parfois, la machine s’emballe, et le cerveau voudrait pouvoir tout anticiper et tout contrôler. Et le pire, c’est lorsque l’on fait face à une situation où il ne semble pas il y avoir d’issue possible : le cerveau tourne en boucle, et nous voyons encore et encore les mêmes pensées qui passent sans pouvoir les arrêter.

 

Besoin d’une pause dans la boucle

Lorsque la boucle infinie est activée, nous recherchons des échappatoires pour faire une pause. Pour certaines personnes, ça va être de jouer à des jeux sur le téléphone, ou d’aller fumer une cigarette ou bien de boire de l’alcool pour espérer arrêter ce flot ininterrompu de pensées… Malheureusement, ces solutions peuvent être coûteuses en terme de bien-être global.

On entend aussi souvent qu’il faut respirer lentement ou compter ses respirations pour calmer l’anxiété. Alors c’est vrai, parfois cela fonctionne. On prend le temps de respirer profondément, le système nerveux s’apaise et l’on se sent un peu mieux. Mais lorsque l’anxiété est trop forte, cette stratégie peut aggraver le problème. Que faire dans ce cas?

 

Le mouvement : notre meilleur allié

Puisque l’anxiété est un phénomène produit par le cerveau, on va détourner un peu l’attention vers le corps. Et pour cela, remettre du mouvement en conscience est une aide incroyable. On peut par exemple aller marcher en prenant le temps et en essayant de sentir les appuis des pieds au sol.

Ou bien, faire l’exercice de yogathérapie des ailes d’oiseaux : assis.e ou debout, on tend les bras devant soi, les mains jointes. A l’inspiration, on ouvre les bras en grand vers les côtés, à l’expiration on ramène les mains ensemble devant soi. On répète ces allers-retours plusieurs fois. Et on essaie de placer notre attention sur le mouvement. On pourra éventuellement aller de plus en plus lentement afin que la respiration ralentisse naturellement avec le mouvement.

 

Et après?

Cet exercice est formidable pendant le pic d’anxiété mais il est intéressant de faire également un travail de fond pour retrouver plus de sérénité au quotidien et ne plus passer par ces moments désagréables.

La yogathérapie peut être un outil adapté pour retrouver plus de sécurité et de confiance dans votre corps et ainsi diminuer le niveau global de stress et d’anxiété.

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Les maladies mentales, victimes d'idées reçues

Les personnes qui présentent des troubles mentaux peuvent être victimes d'idées pré-conçues et de fausses croyances. Si cette réalité témoigne souvent d'un manque d'information, elle est pourtant alimentée et encouragée par nos représentations sociales. En outre, elle peut entraîner non seulement la discrimination des personnes atteintes d'un comportement qui sort de la norme, mais aussi retarder la prise en charge des malades.

Quels sont ces préjugés ?

L'imaginaire collectif a tendance à associer certains troubles mentaux à l'imprévisibilité et à la dangerosité. C'est le cas notamment de la schizophrénie, souvent associée à une violence systématique. Parmi les idées reçues les plus répandues, qui n'a jamais entendu que les personnes dépressives sont paresseuses ou qu'elles manquent de volonté ? Pendant que les personnes anxieuses sont taxées de faibles ou de manquer de caractère, on prête facilement aux personnes bipolaires l'intention de seulement souhaiter attirer l'attention sur elles. Et comme la croyance populaire attribue aux maladies mentales un caractère parfaitement incurable...

...Et alors ?

Quand on sait que l'ensemble de la population peut être, au cours de sa vie, atteinte de troubles psychiques, et que dans les faits, les personnes qui vivent avec un trouble mental risquent davantage d'être victimes de violence sociale que de présenter elles même un véritable danger pour les autres, on valide Albert Einstein qui disait qu'« il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé ».

Malheureusement, si cette représentation sociale négative est un frein à l’inclusion de ces personnes dans la société, cette stigmatisation a également des conséquences graves puisqu'elle pèse sur la prise en charge des malades ainsi que sur leur rétablissement.

Jugées, évitées ou même parfois rejetées à cause de sentiments de méfiance vis à vis de la psychiatrie, un véritable coup de frein à main est levé sur la reconnaissance des premiers signes de la maladie. La stigmatisation retarde ainsi l’accès à des soins, peut impacter l’estime de soi, réduire l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs et altérer considérablement les relations sociales. Les personnes qui sont atteintes de troubles psychiques n'intériorisent-elles elles-mêmes pas ces préjugés négatifs en s’enfermant dans un cercle d’auto-stigmatisation ?

Les conséquences en chiffre

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entre 35 et 50 % des patients atteints de troubles mentaux sévères ne bénéficient d’aucun traitement. Côté autonomie, entre 70 et 80% des personnes avec un trouble psychiatrique grave n’ont pas accès à l’emploi. Quant à leur sécurité, elles ont 11 à 13 fois plus de chances d’être victime de violences physiques. L'OMS rapporte également que 30% des sans-abris ont des troubles psychiatriques graves, les troubles psychiatriques augmentant les chances de pauvreté. Agir contre la stigmatisation nous concerne donc tous car il en va d'un réel enjeu de santé publique pour lequel chacun a la responsabilité d'amener sa pierre à l'édifice.

Des outils pour combattre les préjugés

Différents outils d'intervention pour combattre les préjugés ont été passés au crible des scientifiques. Les plus couramment utilisés et les plus efficaces sont encore les actions de communication et actions de proximité. Par exemple, le Psycom a conçu l'arbre aux idées reçues pour susciter la réflexion et le débat et ainsi déconstruire en petit groupe les a priori communément répandus sur la santé mentale. Les personnes victimes d'un trouble psychique qui n'osent pas en parler peuvent se tourner vers un praticien en thérapie brève pour faire le premier pas dans la libération de la parole. Il est également possible de trouver une écoute bienveillante auprès d'un professionnel dont le cœur de la pratique est le non jugement comme le psychothérapeute, le sophrologue ou encore le praticien en maïeusthésie.

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