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Gestalt-thérapie solidaire : sortir de l’isolement relationnel

Dans un contexte de fragilisation sociale, beaucoup de personnes perdent confiance en elles et dans leurs relations. L’isolement, le repli sur soi et la difficulté à trouver sa place dans le monde deviennent des réalités quotidiennes. La Gestalt-thérapie apporte une réponse originale : travailler sur la relation à soi et aux autres, dans l’ici et maintenant. Grâce à l’engagement de gestalt thérapeutes bénévoles, il existe aujourd’hui un accès possible à une Gestalt solidaire, ouverte à celles et ceux qui en ont besoin.

 

Qu’est-ce que la Gestalt-thérapie ?

Née dans les années 1950 aux États-Unis, la Gestalt-thérapie est une approche psychothérapeutique humaniste et expérientielle. Contrairement aux thérapies centrées sur le passé, elle met l’accent sur l’instant présent, sur la manière dont une personne entre en contact avec son environnement et avec autrui.

Le mot « gestalt » signifie « forme » ou « configuration » en allemand. L’idée centrale est que nous ne sommes pas réductibles à nos blessures passées ou à nos symptômes, mais que nous formons un tout en constante évolution. Le travail du thérapeute consiste à soutenir la personne dans sa capacité à se réajuster dans ses relations et à redevenir actrice de sa vie.

 

Pourquoi la Gestalt est-elle pertinente dans un contexte de souffrance sociale ?

La précarité, l’isolement ou la stigmatisation sociale entraînent souvent une perte de repères et une difficulté à maintenir des liens de qualité. Or, la Gestalt-thérapie met précisément l’accent sur la relation : comment je me présente à l’autre, comment j’accueille ce qui se passe entre nous, comment je retrouve ma capacité à dialoguer.

En ce sens, elle représente un véritable levier pour sortir de l’isolement relationnel. La Gestalt aide les personnes fragilisées à :

  • reprendre confiance dans leur capacité à interagir,
  • trouver leur place dans un groupe ou une communauté,
  • réapprendre à dire « je » et à poser leurs besoins,
  • renouer avec une image plus juste et bienveillante d’elles-mêmes.

 

Les bienfaits concrets d’un accompagnement en Gestalt

De nombreux bénéficiaires décrivent un avant et un après. Parmi les effets les plus fréquemment observés :

  • Sortir de l’isolement : se sentir à nouveau capable d’échanger et de partager.
  • Améliorer l’estime de soi : retrouver confiance en ses capacités.
  • Renforcer la résilience : mieux gérer les situations de stress et d’incertitude.
  • Développer des relations plus saines : poser ses limites, reconnaître ses besoins.
  • Soutenir la réinsertion sociale : reprendre sa place dans la société avec plus de sérénité.

 

La Gestalt comme acte solidaire

Pour beaucoup, l’accès à une psychothérapie reste limité pour des raisons financières. Des initiatives solidaires voient le jour, grâce à des gestalt thérapeutes bénévoles et des projets associatifs. Ces démarches reposent sur une conviction : l’accompagnement psychologique est aussi essentiel que l’accès aux soins médicaux.

Les gestalt associations et plateformes solidaires permettent :

  • de rendre la Gestalt accessible aux personnes en difficulté,
  • aux thérapeutes d’offrir quelques heures de bénévolat en toute simplicité,
  • de construire un réseau de soutien humain et relationnel, là où l’isolement domine.

 

Comment les gestalt thérapeutes peuvent-ils s’engager ?

Beaucoup de thérapeutes souhaitent contribuer, mais ne savent pas toujours comment s’y prendre. L’engagement peut se faire à travers une association ou via la plateforme Cura Libre, qui propose un cadre clair et gratuit pour les praticiens : visibilité, outils de gestion, accompagnement administratif.

Quelques créneaux bénévoles par mois suffisent à faire une réelle différence dans la vie des bénéficiaires, tout en permettant aux praticiens de vivre une expérience profondément enrichissante sur le plan humain et professionnel.

⇒ Devenir Thérapeute solidaire 

 

Où trouver une offre de Gestalt solidaire ?

Les personnes éligibles peuvent prendre rendez-vous via l’agenda solidaire de Cura Libre. Certaines associations de Gestalt locales organisent également des permanences. Ces espaces représentent une chance pour renouer avec soi-même et avec les autres, dans un cadre de bienveillance et de respect.

 

FAQ – Gestalt-thérapie solidaire

En quoi la Gestalt se distingue-t-elle des autres thérapies ?

La Gestalt met l’accent sur la relation, l’instant présent et l’expérimentation, plutôt que sur l’analyse du passé seul.

Est-ce que la Gestalt solidaire est vraiment accessible ?

Oui, dans le cadre de dispositifs associatifs ou de la plateforme Cura Libre, les personnes éligibles bénéficient d'un tarif social en fonction de leurs revenus et/ou de leur quotient familial CAF.

Comment devenir gestalt thérapeute bénévole ?

En rejoignant un réseau solidaire ou une plateforme comme Cura Libre, qui accompagne les thérapeutes dans leur engagement.

La Gestalt est-elle reconnue ?

La Gestalt-thérapie est aujourd’hui bien implantée en Europe, même si elle n’a pas le statut de profession réglementée. Elle est largement utilisée dans le champ de la relation d’aide et du développement personnel.

La Gestalt-thérapie solidaire ne se limite pas à une technique : elle est une main tendue pour briser l’isolement et redonner à chacun la possibilité de retrouver sa place parmi les autres.

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Les Effets Psychologiques des Changements de Saison : de l’Été à l’Hiver et les Bienfaits de la Gestalt

Les transitions saisonnières, notamment le passage de l'été à l'automne puis à l'hiver, peuvent induire des bouleversements psychologiques considérables. La lumière décroissante, la baisse des températures, et la diminution des activités extérieures influencent l'humeur et le bien-être général. Ces modifications, souvent sous-estimées, peuvent perturber l'équilibre psychologique des individus, entraînant anxiété, dépression saisonnière et une baisse d'énergie.

1. Les Effets Psychologiques de l'Automne et de l'Hiver

La transition de l'été à l'automne, et plus encore à l'hiver, marque une réduction significative de la lumière du jour. La lumière naturelle joue un rôle crucial dans la régulation des rythmes circadiens, notamment dans la production de mélatonine et de sérotonine, deux hormones essentielles à la gestion du sommeil et de l'humeur. Le manque de lumière peut entraîner le trouble affectif saisonnier (TAS), une forme de dépression récurrente qui apparaît en automne et en hiver.

Les symptômes du TAS incluent :

  • Une baisse d'énergie et une fatigue constante
  • Une humeur dépressive persistante
  • Une irritabilité accrue
  • Une perte d'intérêt pour les activités habituelles
  • Une tendance à l'isolement social

En parallèle, l'arrivée de l'automne peut également générer une forme de nostalgie et de mélancolie, car cette période marque la fin des vacances, des journées ensoleillées et des moments de détente estivaux. Ces bouleversements peuvent amplifier les sentiments de stress et d'anxiété, surtout si la période de rentrée ou de retour à la routine professionnelle est mal vécue.

2. Le Poids Psychologique de l'Hiver

L'hiver renforce ces bouleversements par l'isolement social accru, lié au froid et aux journées plus courtes. Ce phénomène peut engendrer un sentiment d'enfermement ou d'aliénation, particulièrement chez les personnes vivant seules ou ayant peu d’interactions sociales. La perte de motivation devient un symptôme courant en raison du manque de stimulation extérieure.

Le corps et l'esprit se retrouvent en "mode hibernation", ce qui se traduit par une léthargie, une difficulté à se concentrer et une augmentation des fringales pour des aliments riches, souvent sucrés, ce qui peut entraîner une prise de poids et une baisse de l’estime de soi.

3. Les Bienfaits de la Gestalt pour Surmonter les Bouleversements Saisonnaux

La Gestalt-thérapie, une approche psychothérapeutique centrée sur le moment présent, peut être un outil précieux pour accompagner les personnes affectées par les changements saisonniers. Son approche holistique met l’accent sur la conscience de soi, la perception des émotions et la responsabilité personnelle dans la gestion des situations de la vie quotidienne.

a) La Pleine Conscience et l'Ancrage dans le Présent

L'une des principales contributions de la Gestalt est l’accent mis sur le moment présent. En aidant les individus à prendre conscience de ce qu’ils ressentent ici et maintenant, la Gestalt les aide à identifier leurs émotions liées à la transition saisonnière sans jugement. Cette prise de conscience permet une gestion plus saine du stress et de l'anxiété. En se concentrant sur ce qu'ils peuvent faire, plutôt que sur ce qu'ils ne peuvent pas contrôler, les individus gagnent en autonomie et en sérénité.

b) L’Expression Émotionnelle

La Gestalt encourage également l’expression des émotions, souvent réprimées pendant les périodes de bouleversement. Les changements saisonniers peuvent susciter de la tristesse ou de la frustration, et la Gestalt offre un espace pour explorer et exprimer ces ressentis de manière constructive, évitant ainsi qu'ils ne s’accumulent et ne conduisent à des états dépressifs plus profonds.

c) Réintégrer l’Interaction avec l’Environnement

La Gestalt met un fort accent sur l’interaction avec l’environnement. En accompagnant l’individu dans la réappropriation de ses sensations corporelles, la Gestalt permet de restaurer un lien avec la nature et l’environnement, même en période froide. Cela peut passer par des promenades en plein air, l’appréciation des paysages hivernaux ou l’intégration de rituels réconfortants comme la méditation ou le contact social.

4. Pratiques Gestalt à Adopter pour Mieux Vivre les Transitions Saisonnières

  • Prendre conscience des émotions : Identifier et nommer ses émotions permet d’éviter qu’elles ne pèsent trop lourdement sur l’esprit.
  • S’ancrer dans des rituels quotidiens : La Gestalt encourage la création de routines quotidiennes qui permettent de retrouver une forme de stabilité face à l’imprévisibilité de la météo et des changements de lumière.
  • Se reconnecter à son environnement : Même si l’hiver semble hostile, l'observation de petits plaisirs sensoriels (comme un rayon de soleil, le bruit de la neige) favorise une réconciliation avec cette période.

Conclusion

Le passage de l'été à l'hiver entraîne des bouleversements psychologiques marqués par une baisse de moral et une fatigue accrue. Cependant, grâce à des approches thérapeutiques comme la Gestalt, il est possible de traverser ces transitions avec plus de sérénité. La pleine conscience, l'expression émotionnelle et la reconnexion à l'environnement sont autant de clés offertes par cette approche pour mieux vivre les saisons et trouver un équilibre psychique durable.

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Les maladies mentales, victimes d'idées reçues

Les personnes qui présentent des troubles mentaux peuvent être victimes d'idées pré-conçues et de fausses croyances. Si cette réalité témoigne souvent d'un manque d'information, elle est pourtant alimentée et encouragée par nos représentations sociales. En outre, elle peut entraîner non seulement la discrimination des personnes atteintes d'un comportement qui sort de la norme, mais aussi retarder la prise en charge des malades.

Quels sont ces préjugés ?

L'imaginaire collectif a tendance à associer certains troubles mentaux à l'imprévisibilité et à la dangerosité. C'est le cas notamment de la schizophrénie, souvent associée à une violence systématique. Parmi les idées reçues les plus répandues, qui n'a jamais entendu que les personnes dépressives sont paresseuses ou qu'elles manquent de volonté ? Pendant que les personnes anxieuses sont taxées de faibles ou de manquer de caractère, on prête facilement aux personnes bipolaires l'intention de seulement souhaiter attirer l'attention sur elles. Et comme la croyance populaire attribue aux maladies mentales un caractère parfaitement incurable...

...Et alors ?

Quand on sait que l'ensemble de la population peut être, au cours de sa vie, atteinte de troubles psychiques, et que dans les faits, les personnes qui vivent avec un trouble mental risquent davantage d'être victimes de violence sociale que de présenter elles même un véritable danger pour les autres, on valide Albert Einstein qui disait qu'« il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé ».

Malheureusement, si cette représentation sociale négative est un frein à l’inclusion de ces personnes dans la société, cette stigmatisation a également des conséquences graves puisqu'elle pèse sur la prise en charge des malades ainsi que sur leur rétablissement.

Jugées, évitées ou même parfois rejetées à cause de sentiments de méfiance vis à vis de la psychiatrie, un véritable coup de frein à main est levé sur la reconnaissance des premiers signes de la maladie. La stigmatisation retarde ainsi l’accès à des soins, peut impacter l’estime de soi, réduire l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs et altérer considérablement les relations sociales. Les personnes qui sont atteintes de troubles psychiques n'intériorisent-elles elles-mêmes pas ces préjugés négatifs en s’enfermant dans un cercle d’auto-stigmatisation ?

Les conséquences en chiffre

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entre 35 et 50 % des patients atteints de troubles mentaux sévères ne bénéficient d’aucun traitement. Côté autonomie, entre 70 et 80% des personnes avec un trouble psychiatrique grave n’ont pas accès à l’emploi. Quant à leur sécurité, elles ont 11 à 13 fois plus de chances d’être victime de violences physiques. L'OMS rapporte également que 30% des sans-abris ont des troubles psychiatriques graves, les troubles psychiatriques augmentant les chances de pauvreté. Agir contre la stigmatisation nous concerne donc tous car il en va d'un réel enjeu de santé publique pour lequel chacun a la responsabilité d'amener sa pierre à l'édifice.

Des outils pour combattre les préjugés

Différents outils d'intervention pour combattre les préjugés ont été passés au crible des scientifiques. Les plus couramment utilisés et les plus efficaces sont encore les actions de communication et actions de proximité. Par exemple, le Psycom a conçu l'arbre aux idées reçues pour susciter la réflexion et le débat et ainsi déconstruire en petit groupe les a priori communément répandus sur la santé mentale. Les personnes victimes d'un trouble psychique qui n'osent pas en parler peuvent se tourner vers un praticien en thérapie brève pour faire le premier pas dans la libération de la parole. Il est également possible de trouver une écoute bienveillante auprès d'un professionnel dont le cœur de la pratique est le non jugement comme le psychothérapeute, le sophrologue ou encore le praticien en maïeusthésie.

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